Assurances pour les particuliers

Hypothéquer son bien immobilier permet-il d’éviter l’assurance de prêt ?

Dans une logique de sécurisation de ses fonds, les banques imposent de nombreuses exigences aux emprunteurs avant de leur concéder un emprunt immobilier. Parmi celles-ci figure la souscription à une assurance de prêt. Une question que peuvent être amenés à poser les emprunteurs : une garantie comme une hypothèque peut-elle remplacer cette assurance ? Réponses.

L’hypothèque, les dangers de cette garantie

Ceux qui sont familiers aux mécanismes bancaires savent que pour un organisme financier, une des priorités est de récupérer les fonds empruntés. Or, face à une invalidité, un chômage, un décès ou autre accident de vie, l’emprunteur peut faillir à son engagement et ne plus pouvoir rembourser son crédit.

Un scénario qui donne des sueurs froides aux banques. C’est pourquoi elles imposent des garanties les prémunissant contre cette éventualité. Lesdites garanties se déclinent en diverses sortes, mais la plus courante est l’hypothèque.

Il s’agit de gager son bien immobilier auprès du créancier tout en restant néanmoins propriétaire. Vendu sur plan, déjà construit, neuf ou ancien, le bien en question peut être une résidence secondaire, un logement locatif ou autres. En cas de carence de l’emprunteur, la banque procède à une saisie puis à une revente pour récupérer son argent. Cette hypothèque a un avantage : c’est une garantie solide qui rassure la banque.

Cependant, elle n’est pas toujours suffisante et ne remplace pas d’autres garanties, à l’instar de l’assurance de prêt. En plus de la difficulté de sa mise en œuvre puisque nécessitant l’intervention d’un notaire, l’hypothèque engendre des frais conséquents représentant entre 1,5 et 2% du montant total du crédit. Des frais qu’il est important de considérer avant de finaliser le dossier d’emprunt. Certes, une alternative est d’opter pour le « privilège de prêteurs de deniers » qui est plus souple et moins coûteux qu’une hypothèque et dont le principe de fonctionnement reste le même. Cependant, elle ne peut être utilisée que pour garantir un bien ancien.

L’assurance de prêt, une solution financièrement intéressante

Un autre défaut de l’hypothèque est qu’en cas de défaillance de la part de l’emprunteur, il prend l’énorme risque de perdre sa maison. Dans ce contexte, il est préférable de définitivement opter pour une forme de garantie moins dangereuse : l’assurance de prêt. En cas de perte d’emploi, d’invalidité ou de décès, l’assureur prend le relai et s’occupe de rembourser le crédit à la place de l’emprunteur.

Contrairement à l’hypothèque, cette option est financièrement intéressante, car elle ne représente que 0,20 à 1,50% du coût total de l’emprunt. Le taux dépend de plusieurs paramètres notamment l’âge de l’emprunteur ainsi que son état de santé.

À ce titre, il fut un temps où les personnes souffrant d’un handicap ou d’une maladie avaient des difficultés à obtenir une assurance. Au pire des cas, elles en avaient accès, mais étaient pénalisées par les exclusions de garanties ou les surprimes. Ce phénomène d’ailleurs a poussé beaucoup d’emprunteurs à se tourner vers les autres formes de garanties comme l’hypothèque ou la caution. La bonne nouvelle est qu’aujourd’hui, grâce à la convention AERAS, il est désormais possible pour ces personnes avec risque aggravé de santé d’assurer leur emprunt.

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