Assurances pour les particuliers

Assurance jeune conducteur : quels avantages de le déclarer en second conducteur ?

Les statistiques ont prouvé les liens entre accidentologie et jeunes conducteurs. C’est pourquoi les assurances à destination de ce public sont plus onéreuses. Pour échapper à ces surprimes, l’astuce consiste à souscrire à une assurance conducteur secondaire. Mais attention, il existe des règles à respecter afin que la manœuvre ne soit pas considérée comme une tentative de fraude.

Les jeunes conducteurs pénalisés par les surprimes

Pour appliquer les prix des contrats, les compagnies d’assurance évaluent dans un premier temps le risque. Ce qui n’est pas à l’avantage des jeunes conducteurs qui sont considérés comme des conducteurs novices, donc à risque. Et les chiffres sont là pour le prouver. Selon une enquête menée en 2015 par ONISR, les jeunes conducteurs âgés de 18 à 29 ans sont responsables de 22% des accidents mortels sur la route. Les raisons : un manque d’expérience et de réflexes. Dans ce contexte, les assureurs compensent le risque accru lié à ce profil en pratiquant une surprime sur les contrats qui leur sont dédiés. Elle est valable pour les personnes détenant un permis depuis moins de 3 ans et qui n’ont jamais souscrites à une assurance. Sous réserve que le conducteur ne soit responsable d’aucun accident, la majoration sur la prime baisse tous les ans pour finalement s’annuler à la troisième année.

Opter pour l’assurance jeune conducteur secondaire

Pour pouvoir déjouer cette pénalité appliquée aux jeunes conducteurs, une astuce consiste à devenir le second conducteur de la voiture des parents. Cette technique légale permet au conducteur secondaire de prendre le volant, sans limite de distance ni de temps. Son nom sera inscrit en toutes lettres sur le contrat d’assurance. Cependant, comme il n’est pas le titulaire du contrat, il ne s’occupe pas du paiement des cotisations ni des démarches à entreprendre en cas d’accidents. Le grand atout de l’assurance second conducteur est qu’elle est moins chère que l’assurance jeune conducteur. Certes, il existe toujours un surcoût, mais celui-ci reste abordable. Et aucune franchise ne sera appliquée même si le second conducteur est responsable d’un accident.

Les conditions d’une assurance conducteur secondaire

Une particularité de l’assurance conducteur secondaire est que le jeune peut accumuler ses bonus et malus qui seront conservés s’il a plus tard sa propre voiture. Cela l’aidera à dénicher une assurance à prix abordable, tout cela bien entendu à condition de n’avoir déclaré aucun accident responsable.

Par contre, il faut rester très prudent et ne faire aucune fraude. Si le jeune est désigné comme second conducteur alors que finalement c’est lui qui est toujours derrière le volant, les assureurs verront cette pratique d’un très mauvais œil et peuvent majorer la prime, annuler le contrat ou refuser l’indemnisation en cas de sinistre. Dans le pire des cas, les responsables peuvent être trainés en justice. Miser sur la transparence est donc de mise. Si le conducteur novice se met à conduire l’automobile plus régulièrement, il vaut mieux transférer l’assurance à son nom. Autre chose : attention aux confusions entre conducteur secondaire et conducteur occasionnel. La différence est que le second n’est généralement pas inscrit sur le contrat.

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